Le dépeupleur - Version III

Espace où des corps vont cherchant chacun son dépeupleur. Assez vaste pour permettre de chercher longuement en vain. Assez restreint pour qu’à la longue toute fuite soit vaine. C’est l’intérieur d’un cylindre régulier ayant 50 mètres de pourtour et 12 de haut pour l’harmonie.

Eclairage. Sa grande faiblesse. La couleur ocre indicible. Son omniprésence comme si les quelque quatre-vingt mille centimètres carrés de surface totale émettaient chacun sa lueur. La sorte de halètement qui l’agite et s’arrête de loin en loin tel un souffle sur sa fin. Tous se figent alors. Leur séjour va peut-être finir. Au bout de quelques secondes tout repend.

Conséquences de cet éclairage pour l’œil qui cherche, qui cherche le visage uniquement vu et mal en songe. A deux pas si par miracle c’est le bon il sera reconnaissable. A trois il y aura doute. A quatre visage de nom seulement. Et conséquences pour l’œil qui ne cherchant plus se ferme ou fixe le sol ou se lève vers le lointain plafond où il ne peut y avoir personne.


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